Bienvenue pour ce nouveau rendez-vous #Histoires Expatriées organisé par Lucie depuis l’Italie qui tient le blog L’Occhio di Lucie. Karine, du blog Deux suisses à Hong Kong, est la marraine du mois et a choisi pour thème Mes chers légumes.

J’ai décidé de vous parler de la patate douce, pas parce que j’aime en manger, mais parce que à mon arrivée au Japon j’ai été très surprise de toutes les formes sous lesquelles les Japonais la consomment alors que je n’ai pas le souvent d’en avoir manger en France. Tout d’abord, sachez que la patate douce japonaise est différente que celle que nous trouvons en France. Ici, sur l’archipel elle se nomme Satsuma-imo, imo signifiant « patate », sa peau est violette et sa chair est blanche, mais jaunit à la cuisson. On en trouve également plusieurs variétés au Japon, je vais me focaliser sur la plus utilisée.

[getty src= »513243751″ width= »478″ height= »359″ tld= »fr »]

Yaki-imo, la façon la plus simple de la déguster est de la cuire, de la peler telle une banane et de manger ainsi sa chair dorée et encore chaude. En hiver, dans certains supermarchés, il n’est pas rare de voir un étalage qui y est dédié pour vendre des yakiimo prêtes à être déguster. Les horaires des fournées de la journée y sont aussi indiqués et l’odeur se répand dans tout le magasin. On peut aussi croiser des vendeurs ambulants en camionnette qui déambulent dans les rues en diffusant cette mélodie si connue des locaux « yaaaakiimooooo« . Si vous avez un petit creux, ils seront ravis de vous servir cette patate chaude sucrée qui tient à l’estomac et qui ravit les papilles des Japonais à toute heure.

Cuites au four, sautées à la poêle, mijotées, faisant trempette dans une soupe, en frites caramélisées ou en chips ou même en glace, elle se décline sous tellement de formes ! Puis coté pâtisserie l’avantage c’est qu’elle sucre les gâteaux sans ajout de sucre raffiné.
J’avoue ne pas avoir fait de grandes recherches sur la question, mais je me dis que c’est peut être lié à son histoire dans la société japonaise qu’elle est autant appréciée et que les Japonais ont appris et essayé de la cuisiner sous toutes ses coutures. En effet, elle fut introduit sur le sol nippon en 1605 et fut vite considérée comme un aliment de secours en période de disette. Elle fit d’ailleurs ses preuves avant la Première Guerre Mondiale quand le riz se mit à manquer à cause des typhons qui avaient détruit les rizières. Qu’en pensez-vous ?

Je me souviens encore de ce second séjour Japon où j’avais essayé cuisiner des daigaku-imo pour la première fois. Ces morceaux de satsuma-imo caramélisées et saupoudrées de graines de sésame semblaient non seulement bonnes, mais aussi simples et rapides à faire. Ça l’était, mais je crois que c’est à ce moment-là que j’ai compris qu’elles et moi on s’aimeraient bien, mais de loin. Même si j’aime bien en manger de temps en temps, je ne cours pas après, je ne suis pas fan de son goût. Côté pâtisserie, peu importe sa forme, c’est là que j’y adhère le moins. Quand j’en ai dans ma soupe, je prends peu de morceaux, quand ma belle-famille veut nous donner des yaki-imo en me disant qu’elles sont bonnes et que ça sera idéal pour le petit-déjeuner, je refuse. Peut être que c’est l’idée que ce soit une patate qui me bloque.

La patate douce que l’on trouve sur les îles d’Okinawa a une chair d’un beau violet et est aussi très utilisée en pâtisserie. D’ailleurs leur tarte à la patate douce violette est une de leur spécialiste et est le souvenir gourmand que les gens rapporte le plus. J’y ai goûté, ce n’est pas mauvais, mais une bouchée me suffit.

[getty src= »137782243″ width= »338″ height= »507″ tld= »fr »]

Est-ce que vous en avez déjà mangé ?

Les autre participantes
Lucie nous fait découvrir un légume italien – Catherine nous montre la place des légumes en Allemagne – Barbara nous parle de la fraise d’Espagne