#Histoiresexpatriées Le Japon et moi

La distance quand on vit à l’étranger – #Histoires Expatriées

L’expatriation a du charme et fait rêver. Cependant, ce n’est pas tout rose tous les jours et la distance fait parti d’un de ses revers de médaille. Selon les personnes, sa personnalité et sa proximité avec son pays natal, je pense que chacun est affecté différemment par la distance. Certaine personne ne le sont même pas du tout, ce que j’avoue admirer un peu.

Bienvenue pour ce nouveau rendez-vous #Histoires Expatriées organisé par Lucie depuis 
l’Italie qui tient le blog L’Occhio di Lucie. Kelly, du blog Lily's Road, est la marraine du mois 
et a choisi pour thème la distance.

Loin des yeux, près du cœur

Pour ma part, toute ma famille habite dans la même région et est éparpillée dans les villes et villages voisins. Quand je suis venue m’installer au Japon, j’étais jeune et tout excitée de cette nouvelle aventure qui commençait. Je savais que je verrai peu ma famille et qu’elle me manquerait, mais je ne pensais pas que cela serait à ce point. Je pensais aussi qu’avec le temps ce manque s’apaiserait alors qu’en fait, plus le temps passe et plus elle me pèse. Notamment depuis la naissance de mon fils car j’aimerai tellement qu’il puisse passer davantage de temps avec ma famille. Heureusement, de nos jours, skype et les réseaux sociaux permettent de garder plus facilement contact ce qui aide à prendre son mal en patience entre deux retours. Ma mère et moi discutons au moins une fois par semaine.

La vie fait que les gens se perdent de vue et, avouons-le, la distance n’aide pas, les relations s’effritent plus facilement. Cependant, personnellement je suis contente d’avoir pu garder contact avec ceux qui comptaient le plus pour moi. Nous échangeons assez régulièrement par mail et on essaye toujours de se voir lorsque je rentre au pays. Ainsi on a l’impression de ne pas avoir raté grand chose de la vie de l’autre..

Distance rime avec absence

Vivre à l’étranger, loin des siens fait que malheureusement nous manquons de grands événements. Des naissances, des mariages, des décès, des réunions de famille pour Pâques et les fêtes de fin d’années. En raison des 9 844 km qui me séparent de la mère patrie, je ne peux pas rentrer aussi souvent que je le voudrais pour faire acte de présence. Cette autre facette de l’expatriation me touche beaucoup car même si je suis quelqu’un de solitaire, j’aime partager ces événements familiaux qui ont marqué mon enfance et me laissent de bons souvenirs. J’ai raté des naissances, le mariage de mon cousin et je ne pourrai pas être là pour celui de ma cousine qui aura lieu l’année prochaine, problème de timing. J’aimerais bien voir grandir les enfants de mes cousin/es et de mes ami/es comme je peux voire ceux d’ici. 

La distance a du bon ?

Malgré tout, au fil des années, j’ai finalement trouvé un point positif à la distance (il fallait bien^^), le temps de qualité. Quand je rentre en France, j’ai toujours un emploi du temps très chargé car j’essaye de rattraper le temps perdu et de revoir autant de personnes que je peux, même si c’est impossible de voir tout le monde. Si je vivrai toujours dans l’Hexagone, je les verrai surement moins car je me dis que je pourrais les voir n’importe quand. Or, vu ma situation actuelle, à chaque retour on profite vraiment de ces heures ensemble. C‘est vraiment du temps de qualité ou l’on profite à 100% du moment présent.

***

Les autres participantes

Angélique au Sénégal. Catherine en Allemagne. Pauline en Corée du sud. Barbara au Costa Rica. Aurore au CanadaFredy au Canada

Eva

Française vivant au pays du soleil levant depuis 10 ans. Maman à plusieurs casquette travaillant à Kobe. Je partage sur mon blog un peu de mon quotidien ainsi que mes découvertes, mes voyages et ces différences culturelles avec lesquelles je cohabite. N’hésitez pas à vous abonner, je serais ravie de lire vos impressions !

0 commentaire

  1. 3kleinegrenouilles a dit :

    Tu as raison à propos du temps de qualité. Quand on rentre en France, on essaie de profiter au maximum du temps avec ses proches. Le plus dur, je trouve que c’est avec les enfants. Ils changent tellement en un an. En quelques mois, la petite fille à couettes qui jouait aux poupées s’est transformée en ado voulant se maquiller et parlant de son amoureux. 😉

    1. Oui c’est exactement ça ! J’avais écrit un paragraphe à ce sujet, mais finalement je l’ai retiré. Les enfants grandissent si vite qu’on ne peut même pas créer de lien avec eux. Ça m’avait surtout marqué avec mon petit frère (10 ans de moins) et une de mes nièces, on quitte des enfants et on retrouve des ado, des jeunes femmes /hommes.

  2. […] Eva, au Japon. […]

  3. J’imagine qu’au vu du peu de temps passé avec tes proches en France, tu dois passer vraiment des moments de qualité à profiter à 10 000 %… <3

  4. Même s’il y a les nouvelles technologies, c’est sûr que ce n’est pas pareil que de voir « en vrai » les gens.
    C’est là que l’on voit quelles sont les personnes chers à notre cœur. Surtout, quand arrivent les grands événements et les fêtes de fin d’année. ♥
    D’ailleurs, cette année, c’est ta maman qui fait le voyage ou c’est vous?

    Bises et bon weekend 😉

    1. Étant rentrer à Noël dernier je ne pense pas y retourner cette année, peut-être en été histoire de varier les saisons. 🙂

  5. En te lisant j’ai repensé à la semaine que j’ai passé en Suisse et c’est vrai j’ai vu des personnes… ou plutôt certaines personnes on repondus présentes, auxquelles je m’y attendais le moins, c’était un vraie émotion.

  6. Le planning surchargé du retour en France… Beaucoup connaissent cela j’ai l’impression ! On profite de nos proches en passant beaucoup de temps les uns avec les autres si bien qu’on est toujours à droite à gauche et que ce n’est pas vraiment des vacances reposantes 🙂 Merci Eva pour ton témoignage !

  7. DUFAUD Liliane a dit :

    Bonjour Eva,
    Je suis donc allée voir mon fils que je n’avais pas vu depuis 4 ans, à Okinawa au mois de Juin. Le voyage s’est bien passé depuis Bordeaux. J’ai fait la connaissance de ma belle-fille et de ma petite-fille Kina, 1 an.
    Mon fils est bien là-bas, la France ne lui manque pas. Mais moi j’y retournerai dès que je pourrai pour voir grandir le petit bout de chou.

  8. lefildariane92200 a dit :

    Bonjour Eva,
    Cet article est touchant. Peut-être avez-vous été témoin de l’effet de la distance sur la relation enfants-grands-parents, c’est un défi auquel je m’attelle : http://www.lefildariane.co
    Je serais heureux d’avoir votre ressenti sur ce projet d’arriver de vivre quelque chose ensemble alors qu’on est à des milliers de kilomètres.
    Bien à vous,
    Stanislas

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