Depuis quelques années maintenant c’est courant de trouver des temizuya ou des bassins fleuris dans de nombreux temples et sanctuaires. Les temizuya désignent les fontaines d’albutions qu’il y a à l’entrée d’un lieu saint. Le but étant donc de se purifier avant de pénétrer dans la maison des dieux. Pour cela il faut d’abord prendre une louche, ensuite la remplir d’eau pour se rincer chaque main puis simuler une gorgée, ou en prendre vraiment une pour la recracher.

Sanctuaire Shourin-ji de Kyoto, juillet 2019
Sanctuaire Shourin-ji de Kyoto, juillet 2019

Succès et beauté des jardins flottants

Les temples bouddhistes et les sanctuaires shinto aiment ainsi cultiver une particularité afin d’attirer des visiteurs. En effet qui dit visiteurs, dit argent et donc des fonds pour entretenir les lieux. Sans parler des cérémonies, on y trouve des goshuin, des omamori (porte-bonheur), des ema (plaquettes votives), des statuettes, des prédictions etc. Puis plus récemment on a le plaisir d’y voir de jolis temizuya et des bassins fleuris. Cette pratique a gagné en popularité avec la montée en croissance des réseaux sociaux, notamment d’instagram avec ses lieux « instagrammable ». Ainsi le partage de ces photos ont du succès et donnent donc envie aux autres de s’y rendre. Cela permet de découvrir de nouveaux endroits, voire des quartiers, et surtout l’extistence de petits temples et sanctuaires.

Les temizuya et les bassins sont fleuris de fleurs de saison, ainsi cela donne envie de repasser pour s’extasier davantage. Les fleurs ont la tête coupées et flottent sur l’eau. C’est beau et poétique à contempler et cela crée de jolies palette de couleurs à immortaliser.
J’ai découvert cela en 2018 et je m’étais rendue au temple Yanagi-Kannon dans la préfecture de Kyoto qui avait l’embarras du choix. Comme nous étions début juillet, les hortensias étaient les stars du moment. Depuis je cherche régulièrement des temples ou des sanctuaires qui le font. J’aime observer les différentes fleurs, apprécier l’harmonie de leur disposition, les voir éventuellement bouger. Certes ce n’est pas de l’ikebana, l’art de l’arrangement floral, mais ça plait en tout cas.