Autour des enfants

La fête du Shichi-Go-San

Le Shichi-Go-San, signifiant « Sept-Cinq-Trois », est une fête destinée aux enfants qui a lieu en novembre pour remercier le fait qu’ils grandissent bien et soient en bonne santé. En effet, cette tradition se focalise sur des âges, où autrefois, ceux-ci étaient plus touchés par les maladies et la mort.

Les origines du Shichi-Go-San

On dit que le Shichi-Go-San se fête le 15 novembre, mais en fait les Japonais le célèbrent les weekends entre la fin octobre et la mi-novembre. Cette date détient divers origines. La première est liée au calendrier lunaire. En effet, novembre serait un mois propice pour remercier les dieux. Non seulement pour être reconnaissant d’avoir eu une bonne récolte de riz en octobre, mais aussi pour symboliquement remercier de la bonne croissance de son enfant. Le 15ème jour de novembre, lui, correspond avec la pleine lune. De plus, on constate également que c’est la somme de 7+5+3 ! La deuxième remonte aux années 1600 et est liée au général Tokugawa. Quand son fils Tsunayoshi eut de graves soucis de santé, celui-ci pria avec acharnement un 15 novembre. Le lendemain, son fils s’était rétabli. Comme quoi, parfois il en faut peu pour qu’une tradition prenne vie et perdure à travers les siècles.

Célébrations de nos jours

Ainsi durant le mois de novembre, les enfants de 3 ans, les petits garçons de 5 ans et petites filles de 7 ans se rendent dans un sanctuaire shintoïste vêtus de leur kimono pour assister à la cérémonie de ce rite de passage. Cependant, selon les régions, voire les familles, certaines ne célèbrent cette fête que pour les 5 ans de leur fils alors que d’autres le font pour ses 3 ans et ses 5 ans. De nos jours, beaucoup immortalisent ce jour chez un photographe en portant la tenue traditionnelle. En général, les petites filles portent toujours le kimono pour aller au sanctuaire. Concernant les petits garçons, certains abandonnent le hakama pour s’y rendent en costume. Une fois la cérémonie terminée, les enfants reçoivent des cadeaux avec le bonbon traditionnel du Shichi-Go-San, le chitose ame. Signifiant « sucrerie de mille ans », c’est un bonbon long, mince et de couleur rouge et blanche. Il symbolise une bonne croissance et la longévité, cette dernière est d‘ailleurs aussi représentée par une grue et une tortue que l’on peut voir sur le sac contenant le bonbon.

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Le Sichi-Go-San de mon fils

Sur notre 31, nous nous dirigeons vers le sanctuaire, le même où nous avions fait sont baptême. Cet été, nous avions pris de l’avance pour faire les photos souvenir de ce jour spécial. Vêtu de son hakama rouge loué sur place, mon fils était ravi d’en porter un pour la première fois. Il s’est volontiers prêté au jeu du photographe. Qu’il est beau dans ce hakama, le rouge lui va si bien, il rayonne de joie. Sa veste est rouge avec des pointes de blanc et ornée d’un magnifique dragon dans le dos. Elle s’accorde parfaitement avec son hakama, le pantalon, qui est doré et agrémenté de touches de vert foncé et de motifs géométriques. Le personnel, lui, était étonné de son choix de couleur car en général le vert foncé et le bleu marine priment. 

Puis le jour-j arriva, mais cette fois-ci, pas de hakama, un simple costume fera l’affaire. Arrivés au sanctuaire, nous nous inclinons avant de passer sous le grand torii qui marque l’entrée. Puis marchant le long de l’allée, nous faisons des ablutions avant de continuer notre chemin. Une autre famille est également présente, mais pour leur fille qui doit avoir 7 ans et qui porte un joli kimono dans les tons roses. Au bâtiment principal, mon mari se présente, paye puis nous attendons que l’on nous appelle. Dans l’enceinte, il y a des bancs à destination des familles qui attendent leur tour. Puis vint le notre, c’est finalement avec la famille de la petite fille que nous ferons la cérémonie. Nous entrons à l’intérieur du bâtiment, nous prenons place et attendons. Tantôdebout, tantôt assis, nous nous inclinons ou ne baissons que la tête tout en écoutant le prêtre réciter des prières. Une fois la cérémonie terminée, mon mari bu une coupelle de sake et les enfants reçurent leurs cadeaux accompagné du chitose-ame. A notre sortie, plusieurs famille patientaient sur les bancs, les enfants étaient si mignons dans leur kimono et leur hakama. Voilà une nouvelle étape de passée.

Eva

Française vivant au pays du soleil levant depuis 10 ans. Maman à plusieurs casquette travaillant à Kobe. Je partage sur mon blog un peu de mon quotidien ainsi que mes découvertes, mes voyages et ces différences culturelles avec lesquelles je cohabite. N’hésitez pas à vous abonner, je serais ravie de lire vos impressions !

4 commentaires

  1. Super intéressant, comme d’habitude, même si j’avais déjà entendu parler de cette fête, c’est toujours intéressant d’avoir votre vécu.

  2. Encore de bien belles traditions. J’imagine bien ton petit bout avec son hakama rouge et son joli dragon dans le dos. Il a dû faire sensation.
    Merci Eva d’avoir conté ces moments familiaux avec nous, bonne fin de semaine et à bientôt ! 😉

  3. […] participe au pèlerinages de 13 tombeaux de Bouddha. Pour ma part, je me suis contentée du go-shuin du temple lui-même. Bref, passons aux stars de l’article, les […]

  4. […] yens (~73 euros). Avant nous, il y avait une famille en train de faire une cérémonie pour le Shichi-go-san, donc en attendant mon bébé eut droit sur le front à un tampon […]

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