Kimono,  Mon quotidien japonais

Chiner des kimono dans les brocantes

Je m’étais toujours dit que cela devait coûter cher d’acheter un kimono, ainsi en louer pour passer une journée à Kyoto était une bonne alternative. J’ai tenté l’expérience à deux reprises avec mes amies françaises qui y résident. Celles-ci possèdent plusieurs yukata et kimono avec tout les accessoires nécessaires pour les porter car elles ont l’habitude de chiner dans les brocantes ! A Kyoto il y en a plusieurs à des dates précises qui exposent beaucoup de yukata et de kimono d’occasions car, après tout, la culture du kimono y est encore très présente. Cependant, habitant à 1h30 de l’ancienne capitale, la brocante la plus proche de chez moi a lieu deux fois par mois dans l’enceinte du temple Shitenno-ji d’Osaka. Un jour, je me décida enfin à y faire un tour.

Chiner dans les brocantes c’est faire de bonnes affaires

J’y étais allée en matinée, il y avaient du monde et beaucoup de stands. On y trouve des kimono, de la vieille vaisselle, des objets de décoration, des vêtements, de nourriture. Cette fois-ci j’avais plus regardé pour me faire une idée de ce à quoi cela ressemblait. Puis la deuxième fois, j’ai découvert le stand de kimono de Mr. 500yens (5euros), je l’appelle comme ça car il vend des lots de 3 (au choix) pour seulement 500 yens ! On y trouve aussi tout les accessoires nécessaires pour s’habiller en kimono, bref une vraie caverne d’Ali Baba. C’est là-bas que j’y ai trouvé mon yukata coup de cœur. Bien sur il faut prendre le temps de fouiller et de bien regarder car ce sont majoritairement des pièces d’occasions. Ainsi certaines peuvent être abîmées ou tachées par le temps ou autre. Cependant selon l’endroit et l’état des taches, cela ne posera pas de problèmes une fois porté. Ensuite j’y suis retournée plusieurs fois pour acheter tout ce dont j’avais besoin afin de m’habiller entièrement avec mes propres affaires. Ce n’était pas évident de résister à toutes ces tentations, il fallait rester raisonnables et être réfléchi dans ses achats. Par contre, qui dit nouveau kimono, dit nouveaux accessoires pour l’accessoiriser. En effet, le but est de créer une bonne harmonie, un bon équilibre entre les couleurs et les éventuels motifs. Personnellement, j’ai une préférence pour les motifs géométriques, le rouge et les couleurs sombres. De plus, je n’aime ni les tons roses ni les motifs fleuri sauf exception.

Voici ce que j’ai acheté chez Mr. 500yens, kimono comme accessoires, ceinture etc. Le troisième est mon yukata coup de cœur.

Savoir s’habiller en kimono

A présent je possède une bonne petite collection rassemblant yukatas, kimono, haori (vestes de kimono), obi (ceinture de kimono) et obi-jime (cordelette décorative à mettre sur le obi). Je considère que cela suffit amplement car j’ai tout ce qu’il faut pour m’habiller. Bien sur posséder ces vêtements ne suffit pas, il faut aussi savoir les mettre, il s’agit du kitsuke. Autant le yukata c’est simple et j’ai beaucoup de facili à nouer le obi, autant le kimono c’est une autre histoire ! Cependant, à force de regarder une de mes amies m’aider à m’habiller, j’ai tout de même progresser. Maintenant je réussi à le faire seul, même si ce n’est pas encore parfait, c’est une question de pratique. Il existe de nombreux codes lors de l’habillage du kimono. J‘avoue qu’avec mes amies, à chaque sortie à Kyoto, c’est un peu stressant de croiser des dames en kimono qui gèrent cet art. Je me dis qu’avec un simple coup d’œil elles peuvent analyser notre niveau. Une fois, une de c’est pas gênée pour me « rhabiller ». A présent il m’arrive encore d’aller dans des brocantes, mais plus pour regarder que pour chiner d’autres pièces de kimono.

Voici un de mes haori, je l’avais mis pour assister à une cérémonie du thé en tant qu’ambassadrice de Kobe. Puis voici un exemple du nouage de obi que j’arrive à faire.

Anecdote remontage de kimono

J’étais dans le train avec mes amies de Kyoto, nous nous étions apprêtées pour une journée à Kobe, histoire de changer un peu. Je portais une nouvelle acquisition, un super hitoe bleu, kimono d’été au tissu si fin que presque transparent. J’ai eu un coup de cœur pour lui, mais il était un petit peu « court ». En effet, j’avais eu du mal à faire le hashori, l’ourlet au niveau des hanches ce qui fait qu’il était très petit, et si je ne le faisais pas, je marchais sur le kimono... Puis à peine descendue du train, la femme qui était assise en face de moi, m’a littéralement sauté dessus. Elle voulait tout remettre ca en place en disant que justement le hashori ne rendait pas bien. Sans rien me demander, elle tirait sur les quelques petits centimètres de cet ourlet. Pendant qu’elle s’acharnait dessus, mes amies et moi lui disons la cause de ce rendu, mais rien ne la perturbait. Sa fille, qui semblait mal à l’aise, n’arrêtait pas de s’excuser. Puis la femme est partie en disant qu’il n’y avait rien à faire, mais qu’on était jolies. Mes amies et moi sommes restées sans voix, pas prêtes d’oublier cette anecdote.

Voici le hitoe que je portais ce jour-là. On peut voir le problème de ce mini Hashori, ourlet, sous la ceinture du kimono.

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A défaut de pouvoir faire des sorties kimono cette année, voici un article pour compenser et vous montrer les bonnes affaires que l’on peut faire dans les brocantes.

Française vivant au pays du soleil levant depuis 10 ans. Maman a plusieurs casquette travaillant à Kobe. Je partage sur mon blog un peu de mon quotidien ainsi que mes découvertes, mes voyages et ces différences culturelles avec lesquelles je cohabite. Je publie un nouvel article tous les 5, 15 et 25 de chaque mois. N’hésitez pas à vous abonner, je serais ravie de lire vos impressions !

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