Le saviez-vous?

Goshuin, calligraphie souvenir des temples

Connaissez vous les goshuin que l’on peut récolter dans les temples ? Adorant voyager, j’essaye toujours de me ramener un petit souvenir « typique » des pays et de certains endroits que je visite. Au Japon, j’aime beaucoup aller visiter les temples et les sanctuaires, parfois isolés ou au beau milieu des buildings, chacun a son histoire, son ambiance, sa particularité, son architecture. Dans ces lieux de prière, on peut tirer la bonne aventure ou s’acheter des お守り, omamori, qui sont des amulettes. Il en existe de toutes sortes tel que pour le bonheur, la santé, la réussite scolaire, la richesse, une bonne grossesse, être heureux en amour ou pour éviter les accidents de la route. Cependant je me suis dit que ça ne servirait à rien de s’encombrer en achetant un omamori à chaque fois.

Qu’est-ce qu’un Goshuin ?

Puis j’ai découvert une façon originale d’avoir un souvenir de chaque temple, il s’agit en fait de les collectionner ! Ça s’appelle 御朱印 (goshuin) ce sont des calligraphie des temples et sanctuaires accompagnées de la date et de son propre sceau. Pour commencer il faut d’abord acheter un goshuin-cho, carnet de pèlerins (il y en a sur place), chaque lieu saint a son propre design en reference a sa propre spécificité. Puis une fois sur place présentez-le au comptoir de goshuin de chaque temple ou sanctuaire que vous visiterez. En général, il y a plusieurs goshuin en fonction du nombre de divinités a qui le lieu est dédié ou des saisonniers. Je trouve cela originale, très joli et parfait comme souvenir.

Acte religieux et règles

Cependant il y a quelques règles à respecter. En effet, les goshuin ne sont pas de simples souvenirs, ce sont avant tout des calligraphie de pèlerinage ! D’abord, en principe il faut séparer les temples bouddhistes et les sanctuaires shintoïstes en ayant un carnet pour chacun. Mais pas de panique, meme les Japonais ne le font pas forcement. Ensuite, par respect pour le lieu saint, il est preferable de demander un goshuin après l’avoir visiter et/ou prier. Ainsi pour trois euros, vous aurez droit à une magnifique calligraphie du nom du lieu accompagné de la date et de son propre tampon. Je trouve cela originale, très joli et parfait comme souvenir. Enfin, quand on termine un goshuin-cho, il est conseillé de le sceller pas un lieu important, un grand temple / sanctuaire.

Mon goshuin-cho

J’ai commencé ma « collection » en décembre 2011, j’avais acheté mon carnet au temple Ikuta de Kobe. A présent j’ai pu accumuler 28 temples se trouvant aussi bien à Kobe, Himeji, Daisen, Izumo, Kyoto, Osaka, Nara, Ise et Tokyo. Mon dernier tampon date de l’automne 2013 que j’avais fait au sanctuaire Izumo-taisha (dans la préfecture du Shimane), j’ai hâte de visiter de nouveaux temples pour compléter mon goshuin-cho.

Voici un petit aperçu de ma collection.

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Meiji-jingu (Tokyo) – Tofuku-ji (Kyoto) – Sumiyoshi-taisha (Osaka)

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Kyomizu-dera (Kyoto), Yasaka-jinja (Kyoto), Ikuta-jinja (Kobe)

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Okayama-jinja (Okayama) – Kasuga-taisha (Nara) – Todai-ji (Nara)

 

Française vivant au pays du soleil levant depuis 10 ans. Maman a plusieurs casquette travaillant à Kobe. Je partage sur mon blog un peu de mon quotidien ainsi que mes découvertes, mes voyages et ces différences culturelles avec lesquelles je cohabite. Je publie un nouvel article tous les 5, 15 et 25 de chaque mois. N’hésitez pas à vous abonner, je serais ravie de lire vos impressions !

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